Les huit principaux membres de l’alliance, menés par l’Arabie saoudite et la Russie, ont décidé d’augmenter leurs quotas de 137 000 barils par jour, un geste mesuré destiné à stabiliser les cours.Eviter une nouvelle chute des prix du baril alors que la demande mondiale demeure atone.Réunis en ligne dimanche, Ryad, Moscou et six autres pays de l’Opep+ ont validé une hausse modérée de leur production pour le mois de novembre. « Les huit pays participants ont décidé de mettre en œuvre un ajustement de la production de 137 000 barils par jour », a indiqué l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dans un communiqué.
Cette augmentation, conforme aux anticipations du marché, reste bien inférieure aux rumeurs évoquant un relèvement plus marqué. Depuis avril, les membres de l’Opep+ ont relevé leurs quotas de plus de 2,5 millions de barils par jour, rompant avec la stratégie de restriction de l’offre qui avait prévalu ces dernières années.
A la conquête de parts de marché
Le cartel privilégie désormais la conquête de parts de marché, alors que la production américaine, brésilienne et canadienne atteint des niveaux proches de leurs records, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
La Russie, deuxième producteur du groupe, restait opposée à une hausse plus importante, soucieuse de préserver les cours pour financer son budget. Elle produit actuellement autour de 9,25 millions de barils par jour, avec une capacité maximale estimée à 9,45 millions, contre environ 10 millions avant la guerre. Sur un marché fragilisé par une offre excédentaire et une demande quasi stable, le baril de Brent s’est récemment replié sous les 65 dollars, soit une baisse d’environ 8 % en une semaine.